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Gianni Spano & The RockMinds: Press

Gianni Spano, "nous vieillissons parce que nous arrêtons de jouer"
Alba, the white album, son nouvel album vient de sortir. Rencontre avec Gianni Spano :

On se demande inévitablement si ton white album a à voir avec celui des Beatles, c'est un clin d'œil ?
Un clin d'œil oui. Et un hommage pour un groupe qui restera dans l'Histoire pour son génie, son envie de découvertes et, somme toute, sa simplicité. Et puis j'ai toujours trouvé que la pochette de leur mythique double album était imposante par sa discrétion et son originalité.

Tu sais qu'on raconte qu'il était prévu une photo de John et Yoko nus sur la pochette du White Album des Beatles, sur le tien quelle photo as-tu censurée ?
Celle où j'embrasse Angelina Jolie... Ha Ha Ha !!!

Alba a un break angélique, ne comprenant pas l'italien, je me demandais ce qui dans le récit de cette chanson amenait une telle atmosphère à un moment donné. Ça raconte quoi ?
J'étais en vacances en Ecosse avec un pote écossais et tout à coup, dans la vallée de Glen Coe, un endroit magique, il me dit qu'en gaëlic Alba signifie "Ecosse"...Comme ça, sans raison apparente... J'ai eu comme un flash et, comme je suis un passionné de tout ce qui touche à ce pays, j'ai décidé d'écrire une chanson qui parlerait de l'Ecosse. Alba veut dire aussi "aube" en italien, c'est également le nom de ma première nounou, et ça signifie "blanche" en latin. Tout était réuni pour une chanson. Elle s'adresse à une femme, mais si on écoute bien les paroles, on comprend qu'il s'agit en fait aussi de l'Ecosse: "Alba tes yeux, reflets de légendes, tes collines arrondies, une pensée qui ne se rend pas... Alba ta force, prise par traîtrise, a cédé à l'Anglais, et c'est toujours encore un tourment... Alba, avec la pluie, tu parais encore plus belle, encore plus sauvage, seule comme une étoile..." etc...

On trouve, comme sur plusieurs de tes disques, une chanson sur la guerre (sweet stupid soldier), comment se fait-il que tu en fasses un sujet récurrent dans ton œuvre ?
La guerre est pour moi "l'Horreur Absolue", je tiens à le répéter à chaque fois que j'en ai l'occasion, et puis évidemment j'en ai peur et comme ça j'essaie de l'exorciser...


Sur le bucolique « Water falls », on est étonnés par ton placement de voix (plus haute que d'habitude). J'ai pour idée que la voix est un élément qui charme dans la musique et qu'en chantant plus haut on montre une fragilité que l'on dissimule quand on chante bas. Tu me suis ? Quelles sont les fragilités de Gianni Spano ?
Je ne vais pas les énumérer toutes, ce serait trop long, mais disons que je suis à mes heures romantique, parfois (trop) sensible, je fais confiance facilement, quand j'aime c'est inconditionnellement... tout ça, ça peut engendrer des blessures mais comme ça au moins je me sens vivant...

As-tu une idée de la composition de ton public ?
En général, en termes d'âge, je pense que ce doit être les 30-155 ans... c'est ce que je vois à mes concerts, mais parfois il y en a des plus jeunes et je m'étonne de leur capacité à comprendre les références qui se trouvent inévitablement plus ou moins cachées dans ma musique et mes textes... et ça me fait plaisir parce que je n'ai jamais voulu écrire pour un public particulier, je fais de la musique populaire au sens Lennon-ien du terme (pop music).


Qu'est-ce qui te pousse à continuer à créer, à aller de l'avant ?
Pour moi c'est vital, c'est un jeu très sérieux, ça me fait rester "jeune"et à ce propos j'aimerais citer George Bernard Shaw: "Nous n'arrêtons pas de jouer parce que nous vieillissons, mais nous vieillissons parce que nous arrêtons de jouer".


Mercredi 24 Décembre 2008
Ben Popp - Musiciens.biz (Dec 24, 2008)
Swissdisc.ch
Gianni Spano: «Alba» (The white album)

Vor ein paar Jahren geriet mir an einem Flohmarkt «Together» das Album des italienischstämmigen Gianni Spano in die Hände. Hinter dem unscheinbaren und etwas nichtssagenden Cover des 1983 veröffentlichen Werkes lag angenehmer Poprock verborgen, den ich auch heute noch gerne höre. Einige Jahre und Alben später, die ich wohlgemerkt nie zu Gehör bekommen habe, bleibt mein Blick wieder auf dem Cover eines seiner Werke hängen. Diesmal bin ich eher positiv überrascht. Die augenscheinliche Anlehnung von «Alba» an das weisse Album der Beatles findet in der Musik nur am Rande seinen Niederschlag. Sicher sind die vierzehn Pop- und Rocksongs melodiös aber auch rockig, poetisch und melancholisch. Das hatten die Beatles ja auch alles drauf. Spano ist aber auch einem Bob Dylan («Since i’m back») nicht abneigt und gibt zuweilen gerne den Cantautore. Und ja, bevor ich es vergesse, Gianni Spano hat schon mit Polo Hofer, Span, Peter, Sue & Marc gearbeitet und mit Chi Coltrane und Randy Newman getourt. Das verwundert einen nicht. (Robert Pally)

Gianni Spano: «Alba» (The white album)
Label: Lazy Bear Records
Vertrieb: Lugeon

16.12.2008
Musiciens.biz
Gianni Spano, 'Alba (the white album)', la classe Spano
Gianni Spano est de retour avec un disque de 14 chansons de Spano pur jus, à savoir de la classe, de la classe et encore de la classe !

Il n’est pas facile d’écrire sur un nouveau disque de Gianni Spano. L’artiste force l’admiration et sa discrétion nous interroge. Comment rendre compte d’un talent qui reste très underground en disant, sans paraître ridicule à des yeux mécréants, tout le bien que l’on pense de ces 14 nouvelles chansons. Ne pas trahir cette œuvre que l’on porte haut dans son estime. Alors, on écoute « Alba » avec un plaisir renouvelé et augmenté chaque jour, repoussant l’échéance de la chronique et le moment où l’on va affronter la page blanche. Blanche comme cet album intitulé à la manière des Beatles, « Alba (The White album) ».

Il a plusieurs années que Gianni Spano chante en anglais mais aussi en italien. L’alternance des deux langues crée une diversité harmonique intéressante. La voix de Gianni est renouvelée par ces deux phonétiques. Sa musique pourrait être qualifiée de rock au sens classique du terme. « Since I’m back » ou « Water falls » sont des illustrations de cette facture classique que l’on connaît dans la musique populaire depuis les années soixante-dix. « Water falls » a, de plus, l’intérêt de nous faire entendre Gianni chantant plus haut que d’habitude alors que nous le connaissons surtout égrenant ses textes d’une voix basse et mâle. En l’entendant lyrique sur « Learning to live without you », on comprend que ce long disque lui a donné l’espace nécessaire à la diversité et à plus d’expérimentation qu’à l’accoutumée. « Se fosse finita » le voit pur sucre, « Alba » bucolique sur des arpèges de guitare, « Hyde in the park » renoue avec un rock plus alternatif, « Sweet stupid soldier » et son piano pourraient être inspirés du lennonien « sexy sadie » (si l’on cherche arbitrairement et de façon désemparée des liens avec le disque des Beatles). On voit le rock de Spano ramper sur « Right side of the law », riffer sur « violence » ou sur « corri a far l’amore ». On reconnaît à ce nouveau disque une classe certaine. Tout le monde n’a pas le talent d’un Spano pour écrire d’excellentes chansons d’une gracieuse évidence.
Ben Popp - Musiciens.biz (Nov 9, 2008)
Kulturagenda 10.07.2008
Herr Spano, Sie haben das Waldbühne-
Band-Voting für sich entschieden und
dürfen nun auf dem Gurten auftreten.
Wie haben Sie das geschafft?
Wir haben alle unsere Bekannten um
ihre Stimme gebeten. Und an den
Konzerten haben wir ausdrücklich
aufs Voting hingewiesen.
Keine faulen Tricks also. Ich selbst habe nur dreimal abgestimmt.
Ach so. Beschreiben Sie uns Ihre Musik. Wir machen Singer-Songwriter-Musik
mit Elementen aus Rock, Folk
und Pop. Die Texte sind englisch und
italienisch.
Ihr neues Album heisst «Alba (The White
Album)». Das tönt nach einer Hommage
an die Beatles.
Ja, das ist es. Auch das Cover ist ähnlich
wie das der Beatles – mit eingestanzter
Schrift; für mich das beste
Cover aller Zeiten. Ich habe auch ein
solches Album machen wollen. Damals
war ich zwar eher auf der Rolling-
Stones-Seite, weil die Beatles als
kommerziell verschrien waren. Aber
im Nachhinein betrachtet, waren die
Beatles schon eine Klasse besser, weil
sie mehr experimentierten.
Zwei Tage vor Ihrem Gurten-Gig spielen
Sie bei „50 Jahre FC Brüeniswil“ in
Alterswil.
Da ist der Gurten schon zwei
Nummern grösser. Was bedeutet Ihnen
der Auftritt?
Sehr viel. Vor allem, weil ich der Erste
war, der die Idee hatte, auf dem
Gurten ein Open Air zu veranstalten.
Echt? Erzählen Sie! Es war 1974, als wir im Vorstand des
ISC überlegten, was wir diesen Sommer
für die Studenten organisieren
wollten.
Die einen waren für einen
Bootsausflug auf dem Thunersee, ich
schlug ein Open Air auf dem Gurten
vor.
Und, wie waren die Reaktionen? Die anderen lachten. Dann musste
ich die städtischen Behörden davon
überzeugen, dass der Rasen nicht kaputt
gehe. Wenig später stieg ich wieder
aus, das Organisieren lag mir
nicht so. Letztlich waren es andere,
die das Folk-Festival daraus machten.
Aber ich habe ihnen den Weg geebnet
mit unserem Vorläufer. Dass ich
jetzt zum 25-Jahr-Jubliäum auftreten
darf, ist sehr speziell für mich.
Sind Sie ein regelmässiger Gurten-Gänger? Ich schäme mich fast: Ich war seit 20
Jahren nicht mehr am Gurten-Festival.
Aber dieses Jahr sind Sie dabei. Auf
welche Bands freuen Sie sich speziell?
Ich möchte Grönemeyer nicht verpassen,
und auf Klee freue ich mich
sehr. Natürlich auch auf Ben Harper.
Und auf Züri West, das sind schon
gueti Giele.
mfe

Gurtenfestival, Waldbühne
So., 20. 7., 12.45 Uhr
www.waldbuehne.ch
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mfe - Kulturagenda (Jul 10, 2008)



Migros Zeitung 06.08
Migros Zeitung (June 2008)
Bieler Tagblatt 02.04.08
Tobias Graden - Bieler Tagblatt (April 02, 2008)
Berner Bär 03.08
man - Berner Bär (March, 2008)
Bieler Tagblatt 28.02.08